FUITES DANS LE MARCHÉ DE LA GRANDE CUISINE


© J. LE MEUR


Les années se suivent et se ressemblent pour les industriels de la grande cuisine. Comme en 2002, on constate en 2003 un décalage notable entre la progression des chiffres d’affaires cumulés réalisés par les installateurs et celle réalisée par les industriels. Les installateurs (donc le marché) a crû en 2003 de 4 % au moins (6 % sur l’enquête Grande Cuisine qui ne totalise pas l’ensemble exhaustif de la distribution) alors que les industriels n’ont progressé dans leur ensemble que de 1 %. Ce décalage était au moins aussi important en 2002. La distribution commercialise donc une part croissante de matériels ne provenant pas des industriels connus et officiellement présents sur le marché français, qu’ils soient nationaux, européens ou américains. Les pays de l’Est, la Turquie deviennent des sources de plus en plus importantes, voire la © K. AVERTYChine. Les groupements ou le cash qui voient leur progression de chiffre d’affaires dépasser les 8 % ne s’approvisionnent pas que chez les grands industriels européens. Cette tendance n’aura pas tendance à diminuer avec l’élargissement de l’Europe. Par ces chiffres, on pointe un début de désindustrialisation de l’Europe de la grande cuisine.


Dollar et matières premières


Ce sont d’ailleurs les matériels nouveaux à forte valeur ajoutée technologique qui permettent aux industriels de conserver un dynamisme commercial. Témoins la qualité et la diversité de l’offre en fours mixtes ainsi qu’en


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