CUISINE CENTRALE DE MARÉ ENTRE MODERNITÉ ET TRADITION



Petite île de Nouvelle-Calédonie relativement sauvage, Maré n’a pas bénéficié des mêmes subventions que Nouméa. L’eau courante et l’électricité n’ont été installées que récemment. La population vit en autarcie, grâce à la pêche, aux potagers et à la cueillette (ignames, avocats…). La restauration scolaire était jusqu’alors «rudimentaire», explique François Tesnière (3bornes Architectes). 7 000 habitants, 16 écoles, peu d’études poussées mais tous les enfants sont scolarisés… Voilà pour le contexte. Seulement un tiers des écoles ont des offices aux normes françaises (Haccp, marche en avant). Les repas préparés par les parents sont pris par les enfants sur la terre battue des Farés (cases collectives).


DES DÉLAIS RÉDUITS


«Le maire de Maré a voulu faire évoluer le système», poursuit François Tesnières. Il a obtenu des subventions européennes pour financer un outil de restauration. Le projet a été lancé il y a environ un an et demi. Il s’est tourné vers la France pour des questions de délai et de budget. Une consultation sur performance en conception-réalisation a été lancée. Le maire n’était pas le seul impliqué, il fallait tenir compte des structures locales, de la hiérarchie des clans. 3bornes Architectes a été sélectionné en juin 2004 sur esquisse.


Premier challenge, les délais : trois mois d’études, trois mois de chantier (dont deux en France). Autant dire que la performance est remarquable. Pour y parvenir, «nous avons fait un travail de préfabrication du bâtiment avec des conteneurs, pour


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