
Georges Golan : Vous avez terminé votre mandat de président de l’EFCEM, syndicat européen des fabricants de matériels de grande cuisine. Vous n’avez pas désiré le renouveler. Quelles sont vos réflexions concernant votre profession ?
Thierry Brener : Si l’on se pose la question de savoir ce qu’est l’Europe dans le métier de la cuisine professionnelle, la première réponse que l’on peut apporter est d’en noter le caractère très hétérogène. On peut dire sans se tromper que l’on ne mange pas de la même façon au nord, au sud, à l’est et à l’ouest de l’Europe. Cette hétérogénéité de consommation conduit pratiquement à une hétérogénéité de matériel.
Par ailleurs, le principe fondateur de l’économie européenne est le libre échange. On est en droit de se demander si, en Europe, on se trouve réellement dans un système de libre échange ou si le protectionnisme subsiste. Sous le principe de la norme CE, différents pays européens inventent des règles particulières afin de protéger leur pays. Dans la pratique, il existe de nombreux textes réglementaires qui sont appliqués par tel ou tel pays afin de protéger l’industrie de leur pays. Troisième interrogation : pourrons-nous résister au problème de fond ? La compétitivité des entreprises françaises et plus largement européenne est en cause. Si l’on prend des exemples en dehors de notre secteur d’activité, comment expliquer que le lin, qui est cultivé en France, revienne sur le marché européen depuis la
Il reste 74% de l’article à lire
Pas encore abonné ? Abonnez-vous !
Vous êtes abonné ? Connectez-vous
Accédez à l’ensemble des articles de Grandes Cuisines à partir de 30€
S'abonner



