Le 17 mai prochain sera marqué par la pose de la première pierre de la cuisine centrale commune aux villes de Gennevilliers, Saint-Ouen et Villepinte. Seront présents pour l’occasion Jacqueline Rouillon, Jacques Bourgoin et Nelly Roland Iriberry, respectivement maires de Saint-Ouen, de Gennevilliers et de Villepinte. Jean-Paul Huchon, président du conseil régional d’Ile-de-France et Nicole Amedro, présidente du syndicat pour la restauration collective (Syrec) seront également de la partie.
Le fonctionnement de cette cuisine centrale sera géré par plus de cinquante agents du service public. Installé sur un terrain de 6 200 m2, le bâtiment estimé à 17 millions d’euros (financés sous la forme d’un emprunt par le Syrec) devrait être opérationnel d’ici septembre 2012. La ville de Saint-Ouen, qui ne disposait pas de cuisine centrale s’est greffée au projet engagé à Gennevilliers en 2006, suivie de la ville de Villepinte, qui souhaitant quant à elle un retour au service public pour sa propre restauration collective.
«Ces deux partenaires ont été séduits tant par la démarche innovante et environnementale que par les process, c’est-à-dire l’ensemble des étapes ou transformations nécessaires à la fabrication d’un produit, développé pour assurer la meilleure qualité possible des plats qui seront élaborés dans la future cuisine centrale. Ajoutons que cette mutualisation fera que le prix de revient d’un repas sera équivalent à ce qu’il est aujourd’hui», affirme Bruno Le Saëc, directeur de la restauration municipale, selon Gennevilliers Magazine.
Cette cuisine centrale intercommunale aura une capacité de production de 11 500 repas par jour (4 490 pour Gennevilliers, 4 210 pour Saint-Ouen et 2 450 pour Villepinte) et pourrait atteindre les 15 000 repas.
Elle livrera, entre autres, les établissements scolaires, les centres de loisirs, les foyers des seniors et la livraison à domicile, mais également les repas de crèches, etc. Elle fonctionnera en liaison froide, avec une production basée sur la cuisson sous vide sur des temps allant de 3 à 30 heures, ainsi qu’à basse température, de 55 à 90 degrés. La cuisine centrale misera également sur l’innovation et le développement durable, avec une légumerie de conception agroalimentaire intégrée pour le traitement de produits bruts et frais à conditionner sur place, et l’utilisation de produits biologiques. Il est aussi et plus que jamais question d’une gestion raisonnée de l’énergie, de l’eau et des déchets au sein du bâtiment.

